Articles et témoignages
ROBERT Même avec la menace d'un lock- out imminent dans la Ligue nationale de hockey, quatre gardiens de but de l'organisation des Penguins de Pittsburgh se sont, néanmoins, mis résolument au travail. Et c'est à l'aréna de Saint-Boniface, alors que se tient présentement l'Ecole de hockey Luc Gélinas, que Sébastien Caron, Marc-André Fleury, Andy Chiodo et Joe Exter, un Américain du Rhodes Island qui a déjà évolué à Marry Mack dans les rangs universitaires de la NCAA, ont entrepris leur mise en forme sous la «haute surveillance» de l'entraîneur des gardiens de but Gilles Lefebvre. «C'est à l'invitation d'Eddy Johnston, de l'organisation des Penguins, que j'ai convié ces quatre gardiens. C'est plaisant ce genre d'entraînement, car tu constates rapidement que les gars veulent apprendre et qu'ils se donnent à 100 %», confiait Lefebvre. Ex-entraîneur des gardiens de but avec les Cataractes de Shawinigan. Pas trop hâtif Se retrouver sur une patinoire un 10 août n'avait rien de bien étrange pour le jeune gardien Marc-André Fleury, premier choix des Penguins en juin 2003. «Depuis quelques saisons, j'étais habitué à me joindre à mon équipe junior, Cap-Breton, puisqu'un camp d'entraînement au niveau junior débute toujours à la mi-août. Et puis, si je veux connaître un bon camp en septembre avec les Penguins, il est grand temps que je retrouve mes réflexes. C'est aussi agréable de travailler avec un entraîneur comme Gilles (Lefebvre)», racontait-il. «Avec un entraîneur comme Gilles, reprenait-il, nous avons la chance d'apprendre plein de choses, tout en retrouvant la forme et nos réflexes.» Sébastien Caron, lui, se retrouve dans un coin de pays qu'il connaît bien. D'une part, il peut s'entraîner sous la supervision de Gilles Lefebvre et, par ailleurs, il pourra au cours des prochains jours s'amuser sur la piste de karting de Pointe-du-Lac en compagnie des frères Jean-François et Louis-Philippe Dumoulin. «Je les connaît grâce à mon agent Paul Corbeil qui est aussi leur agent. J'ai assisté, d'ailleurs, aux quatre dernières éditions du Grand Prix de Trois- Rivières pour venir les encourager. Je connais bien le coin et j'aime bien y revenir», disait le jeune homme fort sympathique. Arrêt de travail probable Fleury, Caron, Exter et Chiodo sont unanimes: ils seraient sur la patinoire de l'aréna de Saint-Boniface cette semaine, même s'ils étaient persuadés du déclenchement d'un lock-out par les dirigeants de la LNH avant le début des camps d'entraînements. «Personnellement, je n'ai pas le choix, car même s'il doit y avoir un arrêt de travail, je pense que la direction des Penguins m'assignerait à l'une des équipes école de l'organisation. Je de vrais donc jouer au hockey cette saison même si le calendrier est perturbé dans la Ligue nationale», racontait Joe Exter. «J'espère vraiment qu'il n'y aura pas de lock-out, ajoutait Andy Chiodo, un gardien de la région de Toronto. Mais c'est une situation que nous ne pouvons contrôler. Mais s'il devait y avoir un arrêt de travail, je pense que je vais quand même jouer dans un circuit mineur.» Ce qui n'est pas le cas pour Sébastien Caron, qui possède un contrat de la Ligue nationale de hockey. «S'il y a lock-out, je serais, malheureusement, contraint à l'inactivité. Je sais qu'il y aura une rencontre de négociations le 15 août, mais selon nos informations, ça ne regarde pas bien», confiait Caron. Pour sa part, Marc-André Fleury ne sait pas s'il devra rester inactif ou s'il aura l'occasion déjouer. «Je ne sais vraiment pas si mon contrat me permettrait de jouer. Mais, il y a une chose qui est certaine, je serais déjà à l'entraînement même si j'étais Et puis, pour Chiodo, il y avait une motivation supplémentaire à passer la semaine en Mauricie. Avec l'aide de Marc-André Fleury, il est parvenu à dire, presque sans accent: «...à la fin de la semaine, je vais parler français très bien.» C'est la grâce qu'on lui souhaite. •
ROBERT Saint-Boniface Du moment que Gilles Lefebvre se retrouve, chaussé d'une pai re de patins, sur une glace de hockey à enseigner l'art d'être gardien de but, il est heureux comme un pois son dans l'eau. On le voit tout de suite au sourire éclatant qu'il affiche en dis tribuant ses conseils à quatre jeunes gardiens de l'organisation des Penguins de Pittsburgh, cette semaine à l'aréna de Saint-Boniface. . Gilles. Lefebvre, on s'en souvient, a été un adjoint à plein temps de Denis Francoeur avec les Cataractes de Sha— winigan. Il a surtout aidé Olivier Mi chaud à améliorer sa technique. Avant de se joindre aux Cataractes, il avait fait part de ses connaissance au près des gardiens de buts en Russie. Il est même devenu un ami intime de Vladislav Tretiak qui l'invitait à souper à la maison. ; La saison dernière, il atravaillé avee quatre organisation de hockey profes sionnel, dont deux en Europe. «J'ai en trepris la saison 2003-2004 avec les Trashers d'Atlanta, invité par Bob Har tley à diriger les gardiens de but pen dant le camp d'entraînement», racontait Lefebvre. «Puis un peu plus tard, ajoutait Le febvre, Pierre Page m'a demandé de le rejoindre à Berlin, où il dirige une for mation de division 1, pour aider ses gardiens de but. Puis j'ai également répondu à l'invitation de l'entraîneur al lemand Hans Zach à Cologne. Lorsque je suis revenu en Amérique du Nord, c'est Michel Therrien qui m'a appelé.. J'ai terminé la saison à Wilkes-Barre dans la Ligue américaine.»
Berlin - Seit Montag gehen die Eisbaren-Keeper wieder in die Schule. Die kanadische Trainer-Legende Gilles Lefebvre bringt
den Oliver Jonas und Co.bei, noch besser zu fangen (KURIER berichtete).
Der Mann weifi ge-nauwasertut.
Lefebvre: ,,E m e befriedigende Aufgabe. Denn die Eisbàren ha-ben sehr talentierte Torleute." Spezialitàt des Coaches ist die Schulung des ,,Butterfly " (beim ,,Sc hm etter li ng " geht der Tor-wart in die Knie). Jonas: ,,Schon m der Vorbereitung habe icia m der Sch-weiz bei ' Fran ç ois Miaire trainiert. Lefebvre hat einen àhniichen Stil. Er zeigt uns , wi i wir besser in den Butterfly und wieder herauskommen. Keine Frage der Schnelligkeit, die eine Gabe ist, sondem der Technik." Schon morgen kann ,,Sc hm et- terling" Jonas bei der Dùssel-dorfer EG seine verbesserter Eangkùnste pràsentieren. Unter dem gestrengen Blici seines Onkels Helmut de Raai dem Ex-Meister-Keeper de: DEG... RonaldTopIal
Lefebvre flustert die Torhiiter starkVon ALEX VON KUCZKOWSKI BERLIN - Die Torhiiter sind die wichtigsten Spieler im Eisho-ckey-Team. Ihre Leistungen entscheiden Uber Sieg oder Niederlage. Um nichts dem Zufall zu ùberlassen, enga-gierten die Eisbâren daher erstmals einen ,,Hexer " - Tr ai- ner. Seit Montag kummert sich Gilles Lefebvre intensiv um Rich Parent und Oliver Jonas. Vorher war der Kanadier fur Atlanta in der NHL tâ-tig.
Lefebvre fl u stert seinen Keepern aiso was ein... Auch die Spieler sind von ihrem neuen Lehrmeister begeistert. Oliver Jonas schwàrmt: ,,Es freut mich, dass Gilles mit uns arbeitet. Er hat viel Erfahrung und to i le Technik-Tipps. Ich hoffe, er kommt ôfter nach Berlin. " Kommt er. Zumindest ist es geplant. Lefebvre: ,, F reitag reise ich wieder ab. Aber vor-her wollen wir besprechen, wann ich zurùckkehre. Ich wùrde gern ôfter zu Stippvisi-ten nach Berlin kommen. " Um seine Lehriinge noch besser und heilier zu machen...
José Théodore n'a v a i t que 12 ans q u e les entraîneurs de l'école du grand maître Vladislav Tretiak décelaient déjà chez lui les aptitudes d'un futur gardien de la Ligue nationale. Son ancien gourou Gilles Lefebvre a raconté, hier matin au Centre Molson, comment il l'avait remarqué à l'école des gardiens de Tretiak, qui se tenait à l'époque au complexe Les Quatre Glaces, à Brossard. « Lors d'un exercice au cours duquel les élèves défilaient tour à tour devant le filet, José s'était planté dans le demi-cercle avec un style défiant et un air déterminé, de relater Lefebvre. Je m'étais tourné vers Tretiak qui ne parlait pas encore beaucoup anglais et je lui avais dit en montrant José : NHL. Il m'avait répondu : Yes. »
Les deux n'en continuent pas moins de se donner des nouvelles sur une base régulière. «Gilles m'appelle tous les mois, d'indiquer Théodore. Il est un des rares entraîneurs que j'ai côtoyés avec qui je suis demeuré en contact. » Le russe n'a pas de secret pour lui Lefebvre possède une longue expérience dans l'art d'enseigner à garder les buts. Il a roulé sa bosse durant plusieurs années dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Il a travaillé deux ans avec le Laser de Saint-Hyacinthe, deux ans avec les Olympiques de Hull - où il a pu continuer à veiller sur la progression de Théodore -et quatre ans avec les Cataractes de Shawinigan. Or, il a donné une toute nouvelle orientation à sa carrière cette saison. Depuis août dernier, il prodigue ses connaissances aux gardiens des catégories midget à élite du Amur (mot russe pour le fleuve Amour, qui sépare la Sibérie de la Chine du Nord-est) de Khabarovsk. Ses sept années d'étude de la langue russe l'avaient bien préparé à affronter son nouveau défi. «C'est un monde tout à fait différent du nôtre, mais j e m'y plais beaucoup, a continué Lefebvre, qui profite de la -1 pause des fêtes pour célébrer avec les siens au Québec. Les gens sont affables. Ils sont en train de rénover et de rebâtir la ville de fond en comble. » Par ailleurs, Lefebvre est impressionné par le jeu de la Ligue nationale russe. «Il n'y a pas de ligne rouge et ça patine ! A-t-il souligné. Les gradins sont remplis à tous les matchs. Notre amphithéâtre ne compte que 2300 sièges, mais un nouvel édifice de 7000 places est en construction. «Je compte bien y retourner l'an prochain si on renouvelle mon contrat. Mais je vise encore un poste avec une équipe de la Ligue nationale même s'il faut que j'attende jusqu'à 80 ans !» Bonhomme persévérant L'âge n'a pas d'importance aux yeux de Lefebvre. À preuve, il avait 43 ans quand il s'est présenté comme élève à l'école de Tretiak, avec qui il a établi une solide amitié. Il a maintenant 57 ans. Si ça peut l'encourager, André Lebrun avait 58 ans quand il a été embauché dans les mêmes fonctions par le Wild du Minnesota, l'an dernier. «Gilles n'est pas un lâcheur, de dire Théodore. C'est l'une de ses nombreuses qualités. Il pousse ses élèves au maximum. C'est un perfectionniste.» Lé gardien du Tricolore est bien placé pour le savoir, car il lui arrive encore de s'entraîner l'été sous sa supervision.
|
|||||||||||||||